Homicide à Franceville : les familles des victimes réclament la peine de mort pour le meurtrier

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Les familles des victimes ont également interpellé le président de la Transition, pour qu’il prenne un décret autorisant l’exécution du présumé auteur de ce quatriple homicide.

LIBREVILLE(Plusinfos)-Les familles des victimes du quadruple homicide du quartier Montagne-Sainte, à Franceville, le chef-lieu de la province du Haut-Ogooué (Sud-est), ont investi ce lundi 08 janvier, le commissariat central de Police de ladite commune pour « réclamer la peine de mort du présumé auteur de ce massacre », a constaté un journaliste de l’Agence Gabonaise de Presse (AGP).

« Si vous ne pouvez pas le tuer, remettez-le nous ! Nous allons le tuer nous-mêmes. C’est un habitué de crime. Il a tué cinq personnes », pouvait-on entendre ce jour, au commissariat, de la part des membres de la famille de Jeff Venceslas Balagha et de Komba Francisca, visiblement en colère et meurtris.

« Nous voulons qu’on nous le donne et qu’ils puissent être abattu. La femme était enceinte de quatre mois, les enfants ont été violés et tués, c’est cruel. Cette histoire ne doit pas s’arrêter au Commissariat. Et nous ne voulons pas qu’il aille en prison, c’est trop facile. En prison, il aura un lit, de la nourriture, de l’eau cadeau. Nous sommes sûre qu’il n’est pas en son premier crime », a insisté Mme Ardy Mamadou, représentante de la famille.

Les familles des victimes ont également interpellé le président de la Transition, pour qu’il prenne un décret autorisant l’exécution du présumé auteur de ce quatriple homicide.

Rappelons toutefois que, selon la loi N°003/2010 du 15/02/2010, portant abolition de la peine de mort en République gabonaise, Yannick Noah Belingui ne peut être exécuté. S’il est reconnu coupable il sera probablement condamné à la réclusion criminelle à perpétuité ou par la détention criminelle à perpétuité.

La nuit de samedi à dimanche dernier, Yannick Noah Belingui a décimé, une famille de quatre membres à l’aide d’une machette, avant de jeter les corps dans le fleuve Mpassa. Pour l’heure, les autorités judiciaires annoncent la poursuite de l’enquête, afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

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