Procès Sylvie et Noureddin Bongo : Une justice aux ordres, selon Bilie By Nze

Procès Sylvie et Noureddin Bongo : Une justice aux ordres, selon Bilie By Nze
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LIBREVILLE, GABON- Lors de la conférence de presse qu’il a animé ce vendredi au siège de sa formation politique, Alain Claude Bilie By Nze a soulevé des inquiétudes concernant le procès de l'ancienne Première Dame du Gabon, Sylvie Bongo, et de son fils, Noureddin Bongo Valentin. Il a critiqué ce qu'il perçoit comme un manque de transparence et des interventions politiques susceptibles de nuire à l'intégrité du système judiciaire.

« L’actualité nous fournit la parfaite illustration de cette justice aux ordres, de cette justice instrumentalisée pour assouvir ce qui apparaît désormais aux yeux de tous comme une soif de vengeance », a-t-il dit.

Si le président d’Ensemble Pour le Gabon (EPG), garantit que « l'État, en se conformant à la loi qu'il applique, assure une forme de correction », il s’étonne qu’après la diffusion de la vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux-où on voit la famille Bongo signer un protocole d'accord avec des individus se présentant comme des représentants de l'État- « le procureur général, près la cour d’appel de Libreville ne soit pas venu s'expliquer, dans l'opinion, sur ce qui se passe exactement. »

De même, l’ex Premier ministre évoque la réunion controversée impliquant le ministre de la Justice, un juge, un procureur et d'autres membres du personnel judiciaire. Il souligne que de telles interactions, dans le cadre d'une démocratie, soulèvent des interrogations quant à la séparation des pouvoirs.

Il alerte sur la responsabilité et l'erreur humaine, en se demandant s'il est juste de questionner le droit des dénonciateurs de l'ancien régime à commettre des erreurs plus graves que celles du pouvoir déchu, malgré les échecs de ce dernier.

« Et ce scandale, aujourd'hui, qui est l'auteur de cela ? Qui est le ministre qui le fait ? Un opposant qui, hier, donnait des leçons. Et qui, maintenant, à la manœuvre, fait pire que ce qu'il reprochait hier », indexe-t-il.

Il demande aux responsables judiciaires des clarifications concernant les préoccupations soulevées par la vidéo diffusée. Tout d'abord, il s'interroge sur l'identité de la personne visible dans l'enregistrement, se demandant « si c'est bien le procureur général et, le cas échéant, quelle était sa raison d'être au domicile de M. Ali Bongo ». Il se  demande aussi, si une des dame qu’on voit « sur la vidéo est bien Mme le président de la Cour d’Appel? Si c'est bien elle, que faisait-elle là? »

Dans l’hypothèse de l’affirmatif, Alain Claude Bilie By Nze pense que : « la justice a menti ». Et s’est posé la question : « est-ce qu'une justice qui ment est digne de confiance ? » La réponse à cette interrogation est claire: assurément pas. En effet, lorsqu'une institution censée défendre les principes de la justice et de l'intégrité se livre à des mensonges, elle compromet non seulement sa propre crédibilité, mais également celle de l'ensemble du système judiciaire. Les citoyens, qui attendent de la justice qu'elle soit impartiale et transparente, peuvent alors se sentir trahis et désillusionnés. La transparence est un élément fondamental pour garantir la confiance du public dans les institutions judiciaires.

Cette situation opaque soulève des doutes sur la légitimité du procès en cours et remet en question les responsabilités politiques et économiques de Sylvie Bongo durant son mandat. L'absence de clarté dans ce dossier pourrait avoir des répercussions significatives sur la perception de la justice au Gabon.

Ainsi, il est impératif que les autorités compétentes prennent des mesures pour clarifier les enjeux entourant ce procès et répondre aux inquiétudes des citoyens. La transparence et la responsabilité sont essentielles pour restaurer la confiance dans les institutions et garantir que la justice soit rendue de manière équitable. En l'absence de ces éléments, le risque est grand que le sentiment d'injustice perdure, alimentant ainsi des tensions sociales et politiques au sein du pays.

« Tant que les préoccupations des Gabonais demeurent sans réponse, la justice elle-même sera soumise à un examen critique par l'opinion publique », a conclu Alain Clade Bilie By Nze. 



A propos de cet Article

Catégorie : SOCIETE

En ligne depuis : 07/11/2025

Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME

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