Alain-Claude Bilie-By-Nze à "Sans-Famille" : Quand des Nains Politiques Façonnent un Géant
Description
LIBREVILLE, Gabon-Enfin, ils l'ont fait ! Nos brillants stratèges du moment, dont le
génie politique semble s'être arrêté à la lecture des bandes dessinées de série
B, ont réussi l'impensable. En jetant Alain-Claude Bilie-By-Nze sous les
verrous de la prison centrale de Libreville en ce 16 du mois d'avril 2026, ils
pensaient sans doute enterrer une voix gênante. Quelle erreur de débutants !
Ils ne l'ont pas enterré ; ils l'ont planté. Et au rythme où vont les choses,
la récolte de sympathie populaire risque d'être plus abondante que prévu.
Le spectacle est proprement délicieux. Pour
faire tomber un ancien Premier ministre, un ancien député, un homme d'affaires
aguerri qui a tenu les rênes de l'État avec une dextérité que ses successeurs
lui envient secrètement, qu'ont-ils trouvé ? Un dossier de corruption d'État ?
Un détournement de fonds souverains ? Non. Une obscure affaire de dette de 5
millions de FCFA. Cinq millions ! On croit rêver.
L'escroquerie du "Petit Calcul
d'Apothicaire"
Analysons la scène : on nous présente une
"compatriote" sortie de nulle part, opportunément transformée en
créancière lésée, réclamant une somme qui, dans le monde de Bilie-By-Nze,
correspondrait à peine aux frais de carburant de ses groupes électrogènes ou au
pourboire d'un dîner d'affaires. Pour un homme qui cumule ses pensions d'ancien
chef de gouvernement, ses émoluments d'ancien parlementaire et ses revenus de loyers,
cette accusation frise le ridicule bureaucratique.
Prétendre que l'ancien locataire de l'Immeuble
du 2-Décembre risquerait sa liberté pour le prix d'une voiture d'occasion
fatiguée est une insulte à l'intelligence des Gabonais. C'est un peu comme si
l'on accusait Crésus d'avoir volé une baguette de pain. Mais le ridicule ne tue
plus, il incarcère.
« En politique, une erreur est pire qu'un
crime. Celle-ci est un chef-d'œuvre de bêtise stratégique qui transforme un
politicien habile en une icône de la persécution », rappelle Paul Lié
Mbassa, un doctorant en sciences politiques."
Le Triomphe des Nains Politiques
Ce qui frappe dans cette manœuvre, c'est
l'étroitesse d'esprit de ses auteurs. En utilisant une ficelle aussi grossière
que cette " supposée dette", les adversaires de Bilie-By-Nze ont
révélé leur propre petite taille. Ils agissent tels des nains politiques
essayant de ligoter un géant pendant son sommeil, oubliant qu'une fois
réveillé, le géant n'a qu'à secouer ses liens pour faire s'effondrer le cirque
environnant.
En le privant de sa liberté pour un motif aussi
dérisoire, ils lui offrent sur un plateau d'argent ce qui lui manquait
peut-être : l'onction du martyre. Alain-Claude, le tribun redouté, le débatteur
au verbe acide, se voit maintenant paré de l'aura de l'opprimé. Chaque jour
passé derrière les barreaux de "Sans-Famille" ajoutera une strate de
légitimité à son discours de résistance. Ses adversaires voulaient le faire
taire ? Ils viennent de lui donner un mégaphone dont l'écho résonne jusque dans
les chancelleries internationales.
Le Piédestal de la Prison Centrale
Il est fascinant d'observer comment
l'incompétence de ses ennemis travaille pour lui. Et même contre la plus haute
autorité du pays. En tentant de l'humilier par une garde à vue
"éclair" et un mandat de dépôt pour une peccadille, ils ont effacé
d'un trait de plume ses anciennes controverses pour ne laisser apparaître que
l'image d'un homme que l'on veut abattre par peur. Car c'est bien de cela qu'il
s'agit : la peur. La peur d'un homme qui connaît les rouages, qui sait parler
au peuple et qui, même acculé, garde une stature que ses geôliers peinent à
imiter.
Alors, que ces apprentis-sorciers continuent
leurs calculs d'apothicaire. Qu'ils continuent de manipuler des "compatriotes"
pour des factures de pacotille. Pendant qu'ils s'enferment dans leur propre
médiocrité, ils construisent, pierre après pierre, le piédestal sur lequel
Bilie-By-Nze s'apprête à trôner. On pensait l'envoyer à l'oubli ; on vient de
l'envoyer au Panthéon de l'opposition. Félicitations, messieurs, pour ce
suicide politique par procuration !
A propos de cet Article
Catégorie : SOCIETE
En ligne depuis : 17/04/2026
Auteur : Matsanga Zita
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