Grève des enseignants: Bilie By Nze s’étonne du silence de l’UDB

Grève des enseignants: Bilie By Nze s’étonne du silence de l’UDB
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LIBREVILLE, Gabon-Au cœur de la grève générale qui paralyse le secteur éducatif depuis deux semaines, l’opposant Alain Claude Bilie By Nze, président du parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) et ancien Premier ministre, a exprimé son étonnement devant le mutisme apparent de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), parti au pouvoir.

« Le silence du parti au pouvoir étonne certains », a-t-il écrit sur le réseau social X.

Pour Bilie By Nze, ce silence révèle les limites d’un système politique où les rôles partisans et institutionnels s’entremêlent, au détriment d’une réponse rapide à la crise.

Une grève qui paralyse l’éducation : deux semaines de blocage et des arrestations controversées

La grève générale des enseignants,  met en lumière les dysfonctionnements profonds de l’éducation nationale gabonaise. Les revendications des enseignants gabonais portent principalement sur des améliorations des conditions de travail et de vie, incluant des rappels de salaires et primes impayés, la régularisation des carrières (intégrations, titularisations, avancements), la réduction des effectifs pléthoriques dans les classes, et de meilleures infrastructures, ainsi que la revalorisation des indemnités (logement, transport, éloignement), face à la précarité et à la non-application des accords, dans un contexte post-Transition marqué par des promesses non tenues. Des milliers d’élèves sont renvoyés chez eux, et les examens sont menacés, aggravant une situation déjà critique.

« Ce parti n'est pourtant pas silencieux. Son chef, qui est aussi le Chef de l'Etat s'étant déjà exprimé, il s'aligne. Son SG, qui est aussi ministre, est tenu par la solidarité gouvernementale. Les limites d'un système », a-t-il nuancé.

Le mouvement a pris une tournure dramatique avec les arrestations de deux figures syndicales : Marcel Libama, leader historique des enseignants, et Simon Ndong Edzo, interpellés et déférés à la prison centrale de Libreville le 21 janvier.

Ces détentions, qualifiées de "répressives" par un syndicaliste de l’éducation nationale, ont suscité une vague d’indignation.

« Ces arrestations sont un ricochet inacceptable de la grève ; elles étouffent le droit de grève et la voix des travailleurs", a dénoncé Alfred Mihindou, appelant à leur libération immédiate.

« C’est un système verrouillé qui privilégie l’unité apparente au détriment de la pluralité des voix. La solidarité gouvernementale est louable, mais elle ne doit pas étouffer le rôle critique des partis », a martelé Louise Mezeme, un autre syndicaliste.

L’UDB n’a pas encore réagi officiellement à la sortie de Bilie By Nze.



A propos de cet Article

Catégorie : SOCIETE

En ligne depuis : 21/01/2026

Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME

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