Démocratie et Développement : Bilie By Nze appelle à la réflexion critique
Description
LIBREVILLE, GABON-Dans le cadre de sa série de
podcasts « Tout Se Dire », épisode numéro 19, le président du parti Ensemble
Pour le Gabon (EPG) a exhorté les nouvelles autorités gabonaises à se poser des
« bonnes » questions fondamentales pour l'avenir du pays. Il a
souligné que les résolutions issues du Dialogue National Inclusif (DNI) d'avril
2024, y compris celles adoptées par les actuels dirigeants, n'ont pas été
prises en compte.
« Je lui reproche certainement des choses,
mais je reconnais qu’il ne dénonce pas pour dénoncer. Ses sorties sont d’intérêt
général. Quand il évoque un sujet, même si vous ne l’aimiez forcément pas, vous
vous reconnaissez dans tout ce qu’il dit », affirme Laurent Mihindou, un
fonctionnaire gabonais d’une cinquantaine d’années.
« Respect à lui, c’est un vrai homme
d’Etat. Je souhaite qu’il garde ce cap, cette dynamique et qu’il ne fasse
surtout pas comme les opposants qu’on a connu ces dernières années », a
déclaré quant à lui Charles Allomo Nguema, enseignant du second degré.
Dans ce numéro 19, Bilie By Nze a rappelé que
les retours des participants au dialogue indiquaient une « forte demande
pour le maintien de la constitution de 1991 », ce qui souligne
l'importance de respecter les aspirations du peuple gabonais.
Démocrate et patriote, il cherche constamment à
interpeller le pouvoir en place, tout en proposant des solutions constructives
sur des questions d'intérêt national. Cette approche témoigne d'une volonté de
contribuer positivement à la vie politique du Gabon, ce qui lui vaut d'être
perçu par certains comme un « opposant responsable ».
Depuis 2023, le dernier Premier ministre du
pouvoir déchu, privilégie le dialogue et la réflexion sur les enjeux cruciaux
du pays.
Qualifiant le Dialogue National Inclusif (DNI) d’avril
2024, initié par le pouvoir actuel, comme une « occasion manquée »,
l'ex-Premier ministre appelle à la reconstruction du pays afin d'éviter un
retour à un système de « parti unique », qui semble malheureusement
en train de se reformer. Il a mis en lumière les dysfonctionnements d'une
justice en crise et a critiqué la tendance à donner la parole à des voix
informelles et illégitimes, qui semblent en guerre permanente avec l'opinion
publique.
Bilie By Nze insiste sur la nécessité de mettre
fin à « l'illusion d'une écoute du peuple », alors que « le
système en place ne fait confiance à personne », soulignant ainsi
l'urgence d'un véritable changement dans la gouvernance du Gabon.
« Oui, j'ai travaillé. Mais de ce
régime-là, il faut pouvoir analyser ce que chacun a fait. Parce que de
nombreuses personnes qui ont été hier dans ce régime que j'avais servi sont
encore aujourd'hui tapies dans le régime actuel », fait-il remarquer.
En effet, il est important de comprendre qu'un
régime ne se limite pas seulement aux figures emblématiques qui en assurent la
représentation publique. En réalité, il englobe un vaste réseau de personnes,
souvent méconnues du grand public, qui jouent un rôle crucial dans le
fonctionnement de l'appareil gouvernemental. Ces individus, bien que moins
visibles, exercent une influence significative sur les décisions politiques et
administratives, contribuant ainsi à la stabilité et à la continuité du régime.
Leur expertise et leur engagement sont des éléments fondamentaux qui
soutiennent les structures de pouvoir, souvent dans l'ombre des leaders
charismatiques qui attirent l'attention médiatique.
Le Président d’EPG refuse de croire que la «
déchéance » d'Ali Bongo soit la seule explication à la chute d'un régime
qui contrôlait les finances, les renseignements, l'armée et la justice. « Peut-on
vraiment penser qu'il était le seul responsable de ce système, alors que des
centaines, voire des milliers de personnes ont contribué à son fonctionnement ? »,
pose-t-il la question. Il s’interroge également sur l'efficacité de «faire
le procès de deux personnes, de trois personnes, de dix personnes pour un
régime qui a été servi par des centaines voire des milliers de personnes ».
L'ancien Premier ministre soulève ainsi des
interrogations légitimes, « même pour ceux qui ont initialement soutenu la
transition sachant où ils allaient, par cupidité, ou par lâcheté, en espérant
une véritable bonne foi ».
Le discours d’Alain Claude Bilie By Nze appelle
tous les acteurs de la société gabonaise, qu'ils soient issus du pouvoir ou de
l'opposition, qu'ils appartiennent à des groupes religieux, à la société
civile, ou qu'ils soient étudiants, chômeurs, hommes et femmes, jeunes ou moins
jeunes, adoptent une vision centrée sur le Gabon avant tout. Cette approche
doit transcender les intérêts politiques personnels et les calculs
stratégiques, afin de favoriser un véritable dialogue national.
En mettant le bien-être du pays au premier plan,
ces différentes parties prenantes peuvent contribuer à construire un avenir
plus harmonieux et inclusif pour tous les Gabonais, en unissant leurs forces
pour surmonter les défis communs et promouvoir un développement durable.
« Ayons ce courage-là de nous poser les
bonnes questions. Il y va de notre pays », a-t-il conclut.
A propos de cet Article
Catégorie : POLITIQUE
En ligne depuis : 10/11/2025
Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME
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