« Tout se Dire » : Bilie By Nze, un parcours politique marqué par l’héritage et la résilience
Description
LIBREVILLE, GABON-Dans des récents contenu audio numérique
diffusé ses réseaux sociaux, le septième et huitième du genre depuis son
engagement actif, à travers une série de podcasts intitulé une prise de parole
chaque jour pour un nouveau « Tout se Dire », Bilie By Nze offre un
regard introspectif sur son parcours, une démarche qui témoigne de sa volonté
de partager son expérience et son héritage politique.
« J'ai fait le choix de m'exprimer et de
partager aux gabonaises et aux gabonais qui voudront bien m'écouter, ce que je
sais, ce que j'ai vécu, ce que j'ai comme expérience aussi de la gestion de
l'État», a-t-il déclaré, soulignant l’importance de transmettre son expérience
aux nouvelles générations. Ce partage d’expérience est essentiel, selon lui,
pour mieux appréhender l’histoire du Gabon, marquée par des luttes pour
l’indépendance et des combats pour les droits civiques.
L’héritage
et la résilience
Dans le contexte politique actuel du pays, où
les aspirations et les défis s'entremêlent, le président du parti Ensemble Pour
le Gabon (EPG), qui a connu à la fois des échecs et des réussites, insiste sur
le fait que la politique n’est pas un chemin linéaire. « Il y a des hauts
et des bas », a-t-il affirmé. « J'ai connu des sommets, mais aussi
des moments très difficiles. »
Cette réflexion sur son parcours, qu’il
considère comme un héritage collectif, est un appel à la compréhension et à
l’empathie envers les acteurs politiques en général. « Nous sommes
dépositaires des luttes de nos prédécesseurs », a-t-il insisté, rappelant
le courage de ceux qui se sont battus pour l’avènement d’une nation libre.
Le parcours de Bilie By Nze est ancré dans
l’histoire du Gabon. Né dans une famille engagée, il témoigne d’une enfance
éveillée à la réalité politique, ce qui l’a conduit à s’impliquer activement
dans la vie politique de son pays. « Le Gabon ne naît pas avec le 30 août
2023 », a-t-il souligné, en référence au coup d’Etat qui a emmené les
militaires au pouvoir.
En discutant des luttes pour l’indépendance, il
évoque des figures historiques qui ont été oubliées, des Gabonais qui ont été
exilés ou emprisonnés pour avoir osé revendiquer leurs droits.
À travers sa démarche, Bilie By Nze dit ne pas se
positionner pas comme « un influenceur ou un activiste », mais comme
un homme politique responsable, à la tête d’un parti qui aspire à contribuer au
développement du Gabon. « Il est bon que chacun sache », a-t-il
martelé, insistant sur la nécessité de la transparence et du dialogue dans la
sphère politique.
Interpellation sur les enjeux de la transition politique
S'agissant de la situation actuelle que vit le
Gabon depuis au 2023, Bilie By Nze dit avoir exprimé son refus de s'impliquer
dans la gestion de l'État, soulignant la complexité et les implications
profondes de cette situation.
« J'ai fait ce choix et je l'assume
parfaitement. Je l'ai fait d'abord parce que, sur un plan philosophique et
politique, je considère qu'un coup d'État est toujours la manifestation d'une
crise. Il peut être à l'origine de la crise, de comme il peut être
l'aboutissement d'une crise », pense-t-il.
Insistant sur le fait que le coup d'État
représente non pas une libération, mais le point culminant d'une crise, la
situation au Gabon a été exacerbée par des tensions politiques croissantes,
qui, selon Alain Claude, ont commencé bien avant le coup d'État, en remontant à
la présidence d'Omar Bongo et à l'élection présidentielle de 2009, marquée par
l'arrivée d'Ali Bongo au pouvoir.
« Chacun peut dater le commencement de
cette crise selon son vécu et son expérience », a-t-il déclaré, insistant
sur la diversité des perceptions au sein de la population gabonaise.
Le coup d'État de fin août, selon lui, n'a pas
été un acte de libération, mais plutôt une réponse à une crise déjà existante. « Il
s'agit d'une crise de confiance, d'une crise des institutions et d'une crise au
sein du Parti démocratique gabonais », a-t-il affirmé. Il rappelle aussi
que les tensions internes entre le cabinet du président et les membres du
gouvernement, ont contribué à l'aggravation de la situation politique.
Alain Claude Bilie By Nze souligne que, malgré
les allégations, il est essentiel de clarifier ce qui s'est réellement passé
durant cette période. « Les militaires doivent dire qui a réellement gagné
: Ali Bongo ou Ondo Ossa ?», a-t-il déclaré. Il appelle à une réflexion plus
profonde sur les motivations derrière ce coup de « libération ». « Est-ce
que cette prise de pouvoir par les militaires a été réellement motivée par un
désir de sauver le pays, ou s'agit-il simplement d'un changement de pouvoir
pour favoriser certains intérêts ?", s'interroge-t-il.
À quelques semaines de la fin de la Transition, les acteurs politiques, comme Alain Claude Bilie By Nze, ont un rôle crucial à jouer pour orienter le pays vers une gouvernance plus responsable et inclusive.
A propos de cet Article
Catégorie : POLITIQUE
En ligne depuis : 23/10/2025
Auteur : Gérauds Wilfried OBANGOME
Vous aimerez aussi
Ministres élus députés : L'Heure de la Démission
LIBREVILLE, GABON- Lors de sa conférence de presse tenue ce lundi, le ministre...
« Tout se Dire » : Les leçons du passé de Bilie By Nze
LIBREVILLE, GABON-Dans l’épisode 12 de "Tout se Dire", intitulé ''Un hom...
Locales et législatives 2025 : Bilie By Nze dénonce une « tr...
LIBREVILLE(Plusinfos)-« Je ne fais pas que soupçonner, je dis que c'est un...
GABON-USA : 500 millions de dollars pour financer le dévelop...
LIBREVILLE(Plusinfos)-Face à lui, Brice Clotaire Oligui Guéma, accompagné d’une...