Mayumba: Nicaise Moulombi demande la résiliation du bail de 731 000 hectares d'ACDG
Description
LIBREVILLE(Plusinfos)-L’ONG Croissance Saine
Environnement a demandé ce lundi, la résiliation du bail emphytéotique de la
société African Conservation Development Group de 731 000 hectares, à Mayumba
dans le sud du Gabon.
Obtenu il y a près de 17ans par ACDG pour développer
un tourisme durable, protéger la biodiversité, créer des emplois locaux, créer
des investissements massifs et valoriser les crédits carbone, le projet qui
avait suscité tant d'espoir, pour Nicaise Moulombi, le Président de l’ONG,
s'est transformé en une illusion.
«Malgré
les discours et les soutiens politiques de l’époque, aucun projet concret n’a
vu le jour. Aucun modèle viable de tourisme écologique ni de conservation n’a
été mis en œuvre. Aucune plus-value sérieuse n’a été générée pour l’État
gabonais ni pour les populations locales », déclare-t-il.
Pire encore, « ces terres ont été utilisées
comme levier de spéculation foncière et financière par des groupes d’intérêts
étrangers, sans retombées locales», ajoute Moulombi.
Moulombi appelle donc le gouvernement à « agir pour
la souveraineté, pour l’environnement, pour les populations » et à reprendre
le contrôle de ces terres afin de garantir une gestion durable et responsable
des ressources naturelles du pays.
«Face à l’échec manifeste de ce modèle de
gestion confié à une entreprise étrangère, le Gouvernement du Gabon doit
résilier sans délai le bail emphytéotique accordé à ACDG, ou à défaut en
réduire drastiquement la portée. Les terres concernées doivent être réaffectées
à des projets nationaux de foresterie communautaire, d’éco-tourisme durable, de
gestion des bassins versants et de conservation réelle», conseille-t-il.
La situation actuelle met en lumière
l'importance d'une gouvernance efficace et d'une politique environnementale
proactive au Gabon. Il est impératif que le Gabon prenne des mesures décisives
pour protéger ses forêts et assurer un avenir durable pour les générations à
venir.
Avec des ressources naturelles d'une grande
valeur, qui devraient bénéficier en priorité à la population gabonaise plutôt
qu'à des intérêts opportunistes, l’interpellation de l’ONG Croissance Saine
Environnement, rappelle qu’il est impératif d'initier une nouvelle ère de
gestion qui soit à la fois équitable, souveraine et durable, en particulier en
ce qui concerne les forêts.
Cette transition vers une administration responsable des ressources naturelles permettra non seulement de préserver l'environnement, mais aussi de garantir que les Gabonais tirent profit de leur patrimoine naturel. En adoptant des pratiques de gestion qui respectent les droits des communautés locales et qui favorisent un développement durable, le Gabon peut ainsi s'engager sur la voie d'un avenir plus juste et prospère pour tous ses citoyens.
A propos de cet Article
Catégorie : ENVIRONNEMENT
En ligne depuis : 25/08/2025
Auteur : Basile Nzoghe Ndong
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