RPM : Analyse de la suspension "ambiguë" de Joyce Lafitte Ntseghe
Description
LIBREVILLE(Plusinfos)- Le rassemblement pour la modernité se trouve dans une situation délicate suite à la suspension ambiguë de Joyce Lafitte Ntseghe, secrétaire exécutif adjoint en charge de la communication et des relations extérieures, qui est également le porte-parole du parti. Cette décision fait suite à ses déclarations audacieuses, qui reflètent les préoccupations exprimées en privé par de nombreux membres du parti.
En effet, Lafitte a pris le risque de s'exprimer
publiquement sur des sujets sensibles, ce qui lui a valu d'être mis à l'écart,
alors même qu'Alexandre Barro Chambrier, président du parti et ancien membre du
PDG, appelle à l'unité au sein de l'alliance des bâtisseurs.
La déclaration de Lafitte, qui a souligné que si
les candidats de l'UDB sont des anciens membres du PDG réformés, il est
essentiel de rappeler les luttes menées par l'opposition au fil des ans, a été
perçue comme une menace pour l'harmonie que le directoire du RPM cherche à
maintenir.
Cette réaction du parti, qui a décidé de
maintenir la suspension jusqu'à ce que les instances disciplinaires compétentes
se prononcent, témoigne d'une volonté de contrôler le discours interne et de
préserver une image jugée essentielle par la direction.
Cependant, cette approche soulève des questions sur la nature même de cette image que le parti souhaite projeter.
Dans un parti politique qui se dit démocratique,
la suspension d'un membre soulève des questions fondamentales sur la liberté
d'expression et l'intégrité au sein de l'organisation. Lorsqu'un membre
s'exprime et dit ce qu'il perçoit comme la vérité, est-il cohérent de le
suspendre au nom de la discipline de parti ou pour d'autres raisons?
Protection des Intérêts du Parti:
Parfois, partager certaines vérités peut nuire
aux stratégies politiques ou électorales du parti, nécessitant une réponse pour
protéger ses intérêts. La suspension peut être perçue comme une censure,
dissuadant d'autres membres de s'exprimer et d'enrichir le débat interne.
La décision de suspendre un membre qui dit la
vérité dans un parti politique démocratique dépend de nombreux facteurs, y
compris la nature de la vérité révélée, les règles internes du parti, et
l'impact potentiel sur la cohésion et les objectifs du parti. Un équilibre
délicat doit être trouvé entre protéger la liberté d'expression et maintenir
l'unité nécessaire pour atteindre les objectifs politiques.
La situation de Joyce Lafitte Ntseghe, qui se prépare à se présenter aux prochaines élections législatives et locales dans le 5ᵉ arrondissement de Libreville, met en lumière les tensions internes au sein du parti.
En rappelant des silences de contestation, il a
mis en exergue des vérités que d'autres préfèrent ignorer. La mesure de
suspension, justifiée par le besoin de préserver l'unité et l'image du parti,
soulève des interrogations sur la sincérité de cette unité.
Est-ce une volonté de protéger une façade ou de
véritablement aborder les enjeux qui préoccupent les membres? Chacun est invité
à réfléchir sur la signification de cette image et sur les implications de la
vérité au sein du discours politique.
A propos de cet Article
Catégorie : POLITIQUE
En ligne depuis : 07/08/2025
Auteur : Matsanga Zita
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