Brazzaville accueille du 2 au 5 Juillet la 1ère CIAR

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A la demande de la République du Congo, cette initiative a été endossée par l’Union Africaine sous le label de « Décennie Africaine et Mondiale d’Afforestation » suite à la Décision 846 de la XXXVI, issue de la 36ème session des Chefs d’Etat de l’Union Africaine (UA), tenue du 17 au 18 février 2023, à Addis-Abeba, en Ethiopie.

LIBREVILLE (Plusinfos)-Placée sous le Haut patronage du Président de la République du Congo, Denis Sassou N’guesso, Brazzaville, la capitale de la République du Congo, va abriter, du 2 au 5 juillet 2024, la première Conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement (CIAR). L’événement se tiendra dans le cadre de la célébration de la Décennie africaine et mondiale du reboisement. Le Congo se voulant un modèle en matière de planting d’arbres et de préservation de la biodiversité.

“Nous sommes tous convaincus que les forêts et les arbres constituent notre rempart pour la lutte contre la pauvreté, le déclin de la biodiversité et le changement climatique. L’arbre c’est donc la vie et les plantations forestières, notre avenir", a soutenue Rosalie Matondo, ministre de l’Économie forestière de la République du Congo. "Et nous venons prendre ensemble cet engagement pour une Décennie mondiale de l’Afforestation et du Reboisement de sauver notre planète”, a-t-elle conclue.

Planter des arbres est la solution climatique la plus évidente et la plus connue. L’afforestation ou le reboisement est une plantation d’arbres ayant pour but d’établir un état boisé sur une surface longtemps restée dépourvue d’arbre, ou n’ayant éventuellement jamais appartenu à l’aire forestière.

Il est assez simple de planter un arbre, mais il est beaucoup plus complexe de l’amener à maturité et de le surveiller pour calculer le carbone éliminé par cet arbre tout au long de sa vie. Le marché volontaire du carbone a développé des méthodes innovantes pour évaluer adéquatement la valeur des arbres, qui ne se limitent pas à leur simple tronc. Le reboisement en fait partie.

Pour inverser le déclin général de la couverture forestière, la restauration du milieu naturel requiert des efforts de reboisement. Cela donne l’opportunité de soutenir des zones aux sols dégradés, avec de nombreux co-bénéfices sociaux.

Invité à ce tremplin parrainée par le Chef de l’État Congolais, Nicaise Moulombi y voit là, un moment de prises de décisions et d’engagements importants pour la planète.

"Cette rencontre est très importante à double titre. Au point de vue climatique l’afforestation ou le reboisement assure la séquestration de carbone et stabilise le climat. Au point de vue social, cette tendance peut créer des emplois directs pour la création des pépinières, la filière d’exploitation du bois, améliorer le cadre de vie, la santé des populations et leurs conditions de vie", a précisé Nicaise Moulombi, le Président Exécutif du Réseau des organisations de la société civile pour l’économie Verte en Afrique Centrale (Roscevac), qui prendra part à la CIAR.

De manière spécifique, la Conférence vise à établir un état des lieux de l’afforestation et du reboisement à l’échelle mondiale ; adopter une stratégie mondiale d’afforestation et de reboisement, incluant les aspects techniques, scientifiques et financiers ; solliciter l’inscription de la Décennie Africaine et Mondiale de l’Afforestation » dans l’Agenda des Nations Unies, au moyen d’une déclaration mondiale sur l’afforestation et le reboisement ; désigner un organe de suivi de la mise en œuvre des recommandations de la conférence.

Structurée en trois composantes : sessions des experts (2 jours) ; segment ministériel (1 jour) ; sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement (1 jour), suivi d’un planting sur 10 hectares à proximité du lieu de la tenue de la Conférence, cette rencontre réunira près de 2000 personnes. Entres autres, les représentants des États (Chefs d’Etat ou de Gouvernement, Ministres, etc.) ; les organisations politiques et économiques régionales et sous régionales ; les représentants des organisations partenaires ; la Communauté scientifique mondiale ; les partenaires financiers et bailleurs de fonds ; les organisations internationales des forêts, du climat et de la biodiversité ; les ONG internationales ; les organisations internationales de la société civile.

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